Le genocide armenien


 

 

 




Relations internationales. La part d'ombre.

Par Jean-Paul Marthoz

Relations internationales. La part d'ombre.

La diplomatie n’est pas le privilège des Etats. Partout, des groupes, des institutions, des fondations et des réseaux contribuent à façonner les relations internationales. Ouvertement ou discrètement. Au service de la paix ou à la solde de la raison d’Etat. Des maquis de la Colombie aux palaces de la Françafrique, les
« diplomaties parallèles » dessinent la géographie du monde. Analyse.

Visite du secrétaire d’Etat Colin Powell au Soudan, déclaration de Jacques Chirac sur l’Irak, sommet de l’OTAN ou Conseil des ministres européens à Bruxelles : à lire les dépêches des agences de presse, les relations internationales resteraient la chasse gardée des chefs d’Etat et des chancelleries. Les « Affaires étrangères » se discuteraient et se joueraient essentiellement à Foggy Bottom, au Quai d’Orsay ou autour du Rond-Point Schuman.
Ce ballet de ministres entourés de conseillers pressés et assaillis par des photographes survoltés voile toutefois d’autres lieux, d’autres scènes, d’autres coulisses, où se prépare, voire même se complote, le sort du monde. Parallèlement aux diplomaties officielles, pour les renforcer ou pour les contrer, des centaines d’acteurs moins conventionnels mais parfois tout aussi puissants se meuvent et s’agitent. Qu’ils soient issus de réseaux secrets et de cénacles discrets ou qu’ils travaillent pour de bruyantes organisations non gouvernementales, qu’ils soient des « hommes de l’ombre » ou des tribuns toujours en manque de micro, les « diplomates parallèles » sillonnent le globe.
Leurs formes d’intervention et d’influence sont multiples et le plus souvent méconnues, non que le secret soit nécessairement leur mode d’action, mais parce que le journalisme diplomatique n’emprunte que très rarement les chemins de traverse de l’actualité. Presque personne ne suit les grandes fondations allemandes qui sont pourtant présentes sur les cinq continents. Presque personne ne couvre les relations extérieures des régions d’Europe, alors que certaines d’entre elles, comme le Pays basque ou la Catalogne, développent des diplomaties particulières qui, inévitablement, influent sur les relations internationales de l’Espagne. Presque personne ne s’intéresse à la «démocratie business», à ces stratégies mises en place par une multitude de pays et de fondations pour guider les institutions des Etats du Sud, forger leurs politiques, former leurs cadres et coopter leurs dirigeants.



--> Pour lire la suite, commandez le numéro ou abonnez-vous.