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Action.

DARFOUR:
SOS por le Darfour
Témoignages: des camps de concentration?
Le contexte: des populations marginalisées


Témoignages

Des camps de concentration ?


Photographe: Dieter Telemans

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« A Kailek, les déplacés internes vivent dans des conditions épouvantables sur une petite place au centre de la ville. La présence visible des Janjawids tout autour signifie que les personnes déplacées sont virtuellement confinées et ne peuvent quitter cet endroit à moins qu’elles ne paient une “ taxe“ obligatoire. Tous les services de base, y compris l’eau, le bois de chauffage et les aliments essentiels, sont situés en dehors de l’endroit (où ces personnes ont été rassemblées). De plus, la destruction de toutes les maisons de la bourgade signifie qu’il n’y a plus d’installations sanitaires et que les déplacés, à qui on interdit de bouger de cet endroit, sont obligés de déféquer à ciel ouvert à l’intérieur de ce qui constitue leur espace de vie. Tous les déplacés sont là, depuis plus de deux mois, et de grandes quantités d’excrément s’y sont accumulées. »

Violence sexuelle
« Les femmes ont dénoncé sans équivoque leur grande peur de vivre à cet endroit en raison du harcèlement et des abus sexuels commis de jour comme de nuit par les Janjawids. Elles ont expliqué qu’elles se sentaient prisonnières et que les femmes et les filles avaient été violées et abusées sexuellement lorsqu’elles sortaient de l’endroit assigné aux personnes déplacées.(…) Elles ont identifié plusieurs des auteurs de viols parmi les groupes d’éléments armés présents dans le village. Elles ont expliqué que les auteurs de ces abus avaient pris l’habitude de venir la nuit à l’endroit de rassemblement des personnes déplacées pour y enlever des filles, avant de les emmener dans un wadi proche où elles étaient violées. »

Epuration ethnique ?
« Les 23 villages fours de l’unité administrative de Shattaya ont été complètement vidés de leurs habitants, pillés et incendiés. Au même moment, on trouve à côté de ces villages réduits en cendres, des implantations “ arabes“ intactes, peuplées et en activité. A certains endroits, la distance entre un village four détruit et un village “ arabe“ est de moins de 500 mètres ».(1)


(1) Extraits du rapport d’une mission inter-agences des Nations unies, composée d’experts de l’UNICEF, de l’OMS, de la FAO et de l’OCHA (Office de coordination des affaires humanitaires). Titre : United Nations Inter-Agency Fact Finding and Rapid Assessment Mission, Kailek town, South Darfur, 25 April 2004, 13 p.


 
Pour en savoir plus

Amnesty International
Human Rights Watch
ICG (International Crisis Group)
Le Monde diplomatique
MSF France
MSF Belgique
MSF Suisse
Secours catholique/Caritas France
Caritas Belgique
Caritas Suisse